Face à l’essor de l’autogestion de la santé chez les seniors, l’automédication se présente aujourd’hui comme une pratique courante, parfois jugée indispensable pour préserver une certaine autonomie. En 2026, plus de 60 % des personnes âgées en France ont recours à l’automédication, souvent motivées par la volonté de soulager rapidement des maux bénins sans devoir systématiquement consulter un médecin. Pourtant, cette facilité d’accès aux médicaments en vente libre masque une réalité plus inquiétante : les risques potentiels sur la santé physique et mentale des seniors. Des complications inattendues, telles que des interactions médicamenteuses dangereuses, des surdosages involontaires ou encore l’aggravation de maladies chroniques, viennent parfois bouleverser cet équilibre fragile. Par ailleurs, l’usage non encadré de somnifères peut accentuer la confusion mentale, compliquant ainsi la vie quotidienne et la qualité de vie globale.